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Si vous cherchez une alternative à Apollo ou à Kaspr, le problème n'est généralement pas l'outil mais l'adéquation : Apollo, Kaspr et Lusha sont construits autour des personnes et de leurs profils professionnels, ce qui est idéal pour joindre un décideur dans une entreprise structurée. Quand vos prospects sont des restaurants, des salons de coiffure, des boulangeries ou des plombiers, le gérant est rarement sur LinkedIn et le bon contact, c'est le téléphone, l'email et l'Instagram du commerce lui-même. Voici une comparaison honnête des options, pour choisir le bon outil selon votre cible.
Ce que font bien Apollo, Kaspr et Lusha
Ces outils répondent à un vrai besoin : trouver l'email professionnel ou la ligne directe d'une personne précise dans une entreprise. Vous filtrez par fonction, taille d'entreprise, secteur ou technologie utilisée, puis vous joignez le directeur commercial, le DAF ou le responsable informatique. Pour un éditeur qui vend aux PME et ETI, un cabinet de recrutement ou une agence qui s'adresse à des équipes marketing, ce sont de très bons choix.
Leur modèle de données découle de cet usage. L'objet central est une personne, rattachée à une entreprise, le plus souvent enrichie à partir de profils professionnels. La plupart fonctionnent par abonnement mensuel, avec des crédits remis à zéro à chaque période.
Pourquoi ils sont moins adaptés aux commerces de proximité
Un restaurant de quartier ou un électricien indépendant ne ressemble pas à une entreprise sur un réseau professionnel. D'expérience, plusieurs choses coincent :
- Pas de profil : beaucoup de commerçants et d'artisans n'ont pas de profil LinkedIn, ou un profil vide.
- Pas d'organigramme : le décideur, c'est le gérant, qui décroche aussi le téléphone. Il n'y a pas de « responsable achats » à trouver.
- Le contact, c'est l'établissement : le numéro public, l'adresse contact@ et le compte Instagram sont ce qui fonctionne, et les outils centrés sur les personnes les couvrent souvent mal.
- Des filtres locaux : vous avez besoin des « boulangeries de Lille sans site internet », pas des « entreprises de 50 à 200 salariés ».
Rien de tout cela n'en fait de mauvais outils : ils visent simplement un autre marché, et les meilleurs résultats viennent d'un outil choisi selon la cible.
Les alternatives, selon le type de cible
| Ce dont vous avez besoin | Type d'outil | Points forts | Moins adapté à |
|---|---|---|---|
| Des décideurs nommés en entreprise | Bases de personnes (Apollo, Kaspr, Lusha) | Fonctions, emails directs, mobiles | Commerces, artisans, indépendants |
| Des données légales et financières | Outils fondés sur les registres d'entreprises | SIREN, dirigeants, effectifs | Téléphone et email du commerce |
| Une extraction ponctuelle faite vous-même | Outils d'extraction de cartes en ligne | Volume brut, nombreux champs | Nettoyage, souvent un abonnement |
| Commerces, artisans, restaurants, hôtels | Fichier de commerces locaux (Prospya) | Téléphone, email, site, Instagram par métier et ville | Décideurs de grands comptes |
Les outils fondés sur les registres
Plusieurs outils français s'appuient sur les registres officiels : SIREN, forme juridique, dirigeants, effectifs, parfois chiffre d'affaires. Ils sont excellents pour qualifier une société ou savoir qui la dirige légalement. Leur point faible en prospection locale, ce sont les coordonnées : le téléphone et l'email du commerce manquent souvent.
Les outils d'extraction de cartes
Une autre famille d'outils vous permet d'extraire vous-même des établissements depuis les cartes et annuaires en ligne. Vous gagnez en volume et en souplesse, mais le dédoublonnage, le nettoyage des catégories et la vérification des emails sont pour vous, et la plupart fonctionnent par abonnement. Ils conviennent à des équipes techniques qui veulent des données brutes et ont le temps de les traiter.
Un fichier de commerces payé au contact
Prospya prend un autre angle : des établissements, pas des personnes. Vous cherchez gratuitement par métier, ville, région, note, nombre d'avis, présence d'un email, d'un téléphone, d'un site ou d'un Instagram, puis vous payez seulement les fiches débloquées. Les données viennent de sources publiques (cartes et annuaires en ligne, sites des établissements, profils sociaux publics), sont recoupées et nettoyées, et le domaine de chaque email est contrôlé pour recevoir du courrier. Uniquement des entreprises, jamais de particuliers.
À quoi ressemble la couverture locale
La question à poser à n'importe quel outil est simple : combien de mes cibles atteint-il, et par quel canal ? Voici les chiffres en direct de notre base pour quelques métiers courants en France et en Belgique.
| Métier | Établissements | Avec téléphone | Avec email | Avec Instagram |
|---|---|---|---|---|
| Restaurants | 131 554 | 96 % | 57 % | 14 % |
| Salons de coiffure | 34 622 | 100 % | 48 % | 3 % |
| Boulangeries | 27 281 | 96 % | 46 % | 10 % |
| Plombiers | 6 859 | 98 % | 57 % | 10 % |
Au total, 944 117 établissements dans 31 578 villes, dont 902 222 avec un téléphone. Faites le même test avec chaque outil envisagé : prenez un métier dans une ville, par exemple les restaurants à Lyon, et comparez le nombre de contacts réellement exploitables.
Les modèles de prix, sans les tarifs
Les prix changent et varient selon les formules : comparez plutôt les modèles.
- Abonnement avec crédits mensuels (le modèle le plus courant chez les bases de personnes) : intéressant si vous consommez tout votre quota chaque mois, coûteux les mois calmes, puisque les crédits non utilisés sont en général perdus.
- Paiement au contact, crédits sans expiration (Prospya) : 1 crédit débloque la fiche complète d'un établissement qui a un téléphone ou un email ; ceux qui n'ont ni l'un ni l'autre sont gratuits ; une fiche déjà débloquée ne se repaie jamais. Packs : 9 € pour 250 crédits, 49 € pour 2 000, 149 € pour 10 000, et 25 crédits offerts à l'inscription, sans carte. Détails sur la page tarifs.
Nous détaillons le calcul du vrai coût par contact joignable dans notre article sur le prix d'un fichier de prospection.
RGPD : vérifiez d'où viennent les données
Quel que soit l'outil, vous restez responsable des messages que vous envoyez. En décembre 2024, la CNIL a sanctionné la société de données B2B Kaspr d'une amende de 240 000 € pour des coordonnées issues de LinkedIn collectées sans information ni consentement suffisants. C'est un bon rappel : demandez à chaque fournisseur d'où viennent ses données et comment les personnes peuvent s'y opposer.
Pour les commerces, la situation est souvent plus simple : selon la CNIL, les adresses génériques comme contact@ ou info@ ne sont pas des données personnelles, alors que les adresses nominatives (prenom.nom@) le sont, et le RGPD s'applique à elles. Notre guide RGPD et prospection B2B entre dans le détail.
Choisir en quatre questions
- Qui décide ? Un responsable nommé dans une entreprise oriente vers une base de personnes ; le gérant d'un commerce, vers un fichier de commerces.
- Par quel canal ? Ligne directe et messages LinkedIn, ou téléphone du commerce, email de contact et messages Instagram ?
- Quel rythme ? Un volume stable chaque mois favorise l'abonnement ; des campagnes par saison ou par segment favorisent le paiement au contact.
- Avez-vous besoin de données légales ? Ajoutez un outil fondé sur les registres pour vérifier un SIREN ou un dirigeant.
Beaucoup d'équipes combinent deux outils : une base de personnes pour les comptes structurés, un fichier de commerces pour les boutiques et les artisans. Si vous vendez un logiciel aux restaurants, salons ou commerçants, notre page pour les éditeurs de logiciels présente les segments et filtres qui fonctionnent, et notre guide pour prospecter les restaurants donne une méthode complète. Pour retrouver l'adresse d'un commerce précis, voyez comment trouver l'email d'une entreprise.
FAQ
Quelle est la meilleure alternative à Apollo pour les TPE ?
Tout dépend de votre cible. Si vos prospects sont des responsables dans des PME, d'autres bases de personnes comme Kaspr ou Lusha fonctionnent de façon proche. Si ce sont des commerces, restaurants, salons ou artisans, un fichier de commerces locaux est plus pertinent, car il donne le téléphone, l'email, le site et l'Instagram de l'établissement, filtrés par métier et par ville.
Apollo fonctionne-t-il pour les commerces en France ?
Il peut en trouver une partie, surtout les enseignes ou les entreprises dont les salariés sont sur les réseaux professionnels. D'expérience, la couverture est plus mince pour les commerces indépendants et les artisans, dont les gérants n'ont souvent pas de profil LinkedIn. Testez-le sur un segment précis, par exemple les boulangeries d'une ville, et comparez avec un outil conçu pour les commerces.
Existe-t-il une alternative à Kaspr conforme au RGPD ?
Demandez à chaque fournisseur d'où viennent ses données, si les particuliers sont exclus et comment s'opposer au traitement. En prospection de commerces, les adresses génériques comme contact@ ne sont pas des données personnelles selon la CNIL, ce qui simplifie les choses. Prospya ne liste que des entreprises, à partir de sources publiques, et chaque email rédigé par son assistant se termine par un lien de désinscription.
Peut-on utiliser Apollo et Prospya ensemble ?
Oui, et c'est fréquent. Une base de personnes couvre les décideurs nommés dans les entreprises structurées, Prospya couvre les commerces, artisans, restaurants et hôtels. Les deux exportent en CSV, vous pouvez donc tout importer dans le même CRM, comme HubSpot ou Pipedrive. Prospya propose aussi une API REST et un CRM intégré si vous préférez garder les prospects locaux à part.
Existe-t-il une alternative gratuite à Apollo ?
La plupart des outils proposent une offre gratuite limitée ou un essai. Sur Prospya, la recherche et les filtres sont entièrement gratuits, un fichier exemple est téléchargeable et 25 crédits sont offerts à l'inscription, sans carte. Ensuite, vous payez au contact, sans abonnement et avec des crédits sans expiration, ce qui garde un usage ponctuel peu coûteux.